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mercredi 25 juillet 2012

BEL IL EN MER

Visite et clair!
Le lendemain Il m'écrit:
...Que cette tempête là fût bonne!
Une matelot qui a du coeur au corps et du corps au coeur.

Mon mât de misaine se rappelle encore de l'humidité et la chaleur de la tourmente. La fougue des vagues attaquant le pont de leur suaves étreintes.[...]Mais ce fut bon, ce fut merveilleux, ce fut.... Ludie Merveilleuse journée à toi et merci. Mes mains se rappellent encore de l'étreinte de tes cheveux et de ta croupe tendue.


 LouWouiii,
Mais tu es le roi du tourniQuet!
 Souverain de la manivelle.
Seigneur en Maître des bouts et cordages!
 Je dois ici t'en rendre hommage.

Moi qui croyais que tu dormissais,
 quand je me suis approchée de ton beau corps dénudé, 
j'ai tout juste eu le temps de faire mine de soulever le drap que je voulais relever sur ton corps pour qu'au vent abandonné, tu n'ailles par mégarde et trop confiant t'enrhumer ou te gripper!

Bon, j'avoue au passage que je me suis -un petit peu- rincée, l'oeil.
Il faut dire que couché en chien de fusil comme tu l'étais, je profitais à la fois du spectacle
radieux que m'offrait ce clair de la lune, 
de tes fesses qui attirent mains et maints regards.
Siège de tes pulsions mâlines, tant galbé , musclé et velu velours sont les garants à ma vue de l'évident bonheur que la main qui les tiendra aura avant des heures.
Et puis il faut dire que l'envers du figurant aurait rendu jaloux 
du moins petit des baleineaux,
 au moins malingre des orques...

Ce que je vis me fit mouillir de bien plus que l'eau qui séant nous entourait: tu t'étais endormi le sabre à la main et dans ton rêve tu bandais encore, et fort!

Je me penchais donc pour relever le drap qui menaçait de s'envoler  et qu'aucune mouette ou poisson-chat ne fut tenté de confondre ton joli rouget luisant sous la lune
Avec un vulgaire rouleau pâtissier décoré d'anémones ou de prunes!

- Un haricot de mer, magique à la Jack  et flanQué de cosses d'oursins!



M'en suis-je esbaudite  à voix haute?
Est-ce mon souffle si près de tes grâces désirées qui t'aura réveillé? Ou le fumet d'une envie que je contenais  bien avant d'arriver, mais qui sans doute avait quelque peu laissé ça et là des odeurs et signaux, phéromones en-iodées.
À en réveiller un Loup en sursaut!

Tu rugis. Te relèves. M'arrêtes le bras.
Saisis un bout, l'autre avant-bras.
Tu me ficelles et m'entortilles
Les poignets à la cheville!
Tu me retournes et tu enfournes sans autre débat:
Pour commencer, une branche du compas!
Je gémis sous la surprise.
Tu me mesures de ton sextan,
M'oscultes de ta longue vue
M'attaches au phare
Me vêts d'écume

M'enfournes d'une première tournée.

Tu joues partout, tu m'écartailes
Et généreux je vois que tu retiens ton pieux quand âprement tout suant de tant d'efforts dessous les vents

Tu me demandes tendrement:

- "Si je te détache, resteras-tu un moment?"


- "J'étais venue pour ça!

Réponge  en haletant.

"Défais mes liens et tu verras bien."
Et je vois à ton regard dans le mien que tu es penaud de n'avoir pu te retenir d'un tel accueil pour un premier rendez-vous; c'était gratiné.
Gratiné et cavalier. 


Prometteur!
Ce n'est pas pour me déplaire. Mais à moi de n'en rien montrer, faire la fâchée et me venger.
Pour laver l'affront, c'est mon tour.
Je t'attache un mousqueuton  que tu n'ailles pas glisser du pont.


Je te monte à califourchon

Te supplicie sous le menton. 


" Guili- guili suce-moi le croupion! "

Je t'oblige à boire à ma fontaine dessalée
Je te force à lécher jusqu'à la lie mon élixir que tu as fait couler

- Bois, saoule-toi de moi! Crie, hurle, débats-toi!

Tes mains sont entravées mais ton corps frétille et roule comme une anguille.

Je vais te l'alpaguer, te le mater!
Je descends m'embrocher sur ta drisse
La manivelle bien lubrifiée vient se caler entre mes cuisses.
Oh hisse! Haut bis!
Je te torture ainsi et de mes doigts te cause mille émois
Pinçant un sein, frôlant à peau, tirant tes poils et te griffant
Je te mordille quand ta langue sort de son tréport Et pend ou se rend
Je m'affaire et glisse, me frotte et me démène ,
Une lèvre entre les dents
Je me pinçotte son ourlet. Tu accélères, je vais crier
- AhhhhLoup!
Ahhhhouhhhh!
Entre mes cuisses mon clitoris fait office de pont-leviss
Il se redresse et se rebiffe
Tu le bafoues et tu l'enfiches
Des coups de reins. Mes va-et-vient.
Des 
- Tiens! et Prends!
Comme deux sauvages affamés.

Je te libère une main. Tu me raidis, me saisissant par le crin
Tu es un chef, reprends la main.
Je m'abandonne; c'est ton bateau après tout.
Et tu me donnes le dernier coup
Un qui déclenche les marrées
 La lune seule là pour t'aider
De nos deux râles nuit et onde déchirées
Les deux amants tombent enlacés, épuisés, mains liées aux doigts crispés de l'orgasme qu'ils viennent de partager.

C'était cette nuits en descendant vers l'Ouest
Au Sud de Brest qui n'est certes pas la capitale de Loumanie,

Un Loup, lArgo, Ester; la famille Winch recomposée
Une nouvelle page de dessinée.

Merci Loup. J'ai Ahdoré!


Ludie

5 commentaires:

Quadramatique a dit…

Ton loup est décidément multi-fonctions, le voici maintenant loup de mer :)

Très joli texte... très ludie-queue, comme d'habitude!

Bisous :)

Ludie a dit…

Wouiii, en fait je sais pas ce qu'il ne sait pas faire, le Loup!
Merci pour tes bisous. Je les aime bien! t'en fais aussi (tjrs ok pour jouer les consolateur si je perds dans l' autre projet ;-)?

Quadramatique a dit…

Tu peux compter sur moi, Ludienounette :)

Loup Winch a dit…

un grand moment de navigation Ludie!
Je l'ai lu et relu. Il y a des gens qui ont la saveur des mots et tu en fais partie...
Bravo! EN plus, il s'appelle loup, quelle aubaine.

Marieh2o a dit…

Toujours le même plaisir à te lire, Ludie belle galante!
Des bisous doux après la délicieuse tempête!