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dimanche 10 février 2013

NE TE RETOURNE PAS

J'ai retrouvé son nom.
 Il reste mon 
Ôrphæ 

et moi son
  HeureLudice. 

Nous avons nos enfers. 
Quand parfois l'un s'y perd
 l'autre descend courant bras en avant
A mains et coeur tendus 
pour retirer l'aimé-e
des froides cendres éteintes,
 de triste éternité.

Quel est ce son qui gronde?
De fracas en silence?
 Il jouait...De la lyre?
 Du basson?
 Du violon?

Je soufflais en trompette.
Il chantait des mots légers, 
bons à ensorceler la simplette!
Troublante certitude 
que nous pourrions ensemble goûter l'éternité.

Pour signe distinctif,
J'allais le cheveu roux. 
Il avait les yeux pairs.
 Vert très foncé quand il riait.
D'un brun huilé s'il fulminait.
On y voyait des flammes briller bronze et doré 
quand il me désirait. 

Je te l'aurais présenté
 s'il se laissait encore tenir la main
 Pour promener  en pleine ville  
En plein jour, affiché!
Quelle loi scélérate, au lieu de ça oblige
 Soit à fermer les yeux, soit à les détourner?
LUi qui ne sait aimer 
que tous volets ouverts 
et l'oeil écarquillé!

Mais c'est pile interdit!

A défaut, il peut toucher un coeur.
 Il fait entre deux pleurs, 
Et à tout rompre,
 Encore battre le mien! 
Rien qu'à m'en rappeler 
L'ardeur,
Le parfum , la candeur 
des tous premiers baisers! 

Je revenais ce soir pour dire,
Te glisser en douceur
Que...

Tu m'as appris l'Amour
Le vrai. 
Leurydicée
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10 commentaires:

Calamity a dit…

C'est très beau et très touchant...

Ludie a dit…

Merci pour tes mots Calâme. Ce que j'ai dit est si près, tellement empreint de ma vraie réalié.
Mon Ôrphæ n'est pas un mythe ni une légende. Il est de désir et de chair, mon bel aède.
Sa lyre a quatre cordes. Il me chante ses poèmes qu'il écrit comme des actes de reconnaissances, à la vie et à ses joies.
Je remercie et le ciel , et l'enfer qui me l'ont délivré.
10 février 2013 01:41

Frenchsweet a dit…

Quelle belle ode, émouvante ..

chilina a dit…

Quelques soient les souffrances endurées il y a toujours une fenêtre qui nous apprend le soleil et qui même arrive à estomper les lois scélérates ...Il suffit peut etre d'y croire !
Joliment dit pour exprimer ce qui fait battre ton cœur

Ludie a dit…

Oui Sweetie, la bien belle histoire. Tu vois j'ai fini par retrouver son nom, à mon éros-mantique.
Et je me demande un peu , qui au fond est plus l' ÔrFée de l'autre?

Ludie a dit…

Merci Chilina pour tes mots. Tu délivres un message d'espoir. Et moi j'en passe des heures devant les fenêtres...

Jeanmi a dit…

Joli poème d'amour, bravo !

L'Eronaute a dit…

N'allez surtout pas vous transformer en statue de sel... Ou alors j'en mettrai dans tous mes plats !

Ludie a dit…

Merci Jeanmi :-) J'accueille avec joie la pierre de plus que vous êtes passé déposer.
Elle vient fortement consolider les enceintes de mon mausolée spécialement tout érigé à la gloire du Grand CoQuin de Loup des loups!

Ludie a dit…

Cher Éronaute, mmmiam : une soupe au sel de Ludie♥
Pour vous je me transformerais plus volontiers encore en statue de pâte d'amande. Parce que j'en raffole!
Mais la perspective que vous me mettiez dans tous vos plats, vous devinant grand cuisinier, j'avoue que j'aimerais bien vous y voir plonger... Et comment dire, non pas mettre les pieds maladroitement "dans le plat" , mais bien mieux, vous les y prendre!
"Prends ton pieds, baby
Trempe ton pieds, Baby
Trempe ton pied dans ma soupe"...

La goûrmandise me fait délirer : mordre sans coup de dents dans mon Loup de pâte d'amand.
Saupoudrer de petits grains de mes sels tous les plats du gourmet Ęrõnaute.
La vie nous gâte.